Ce matin, nous avons ouvert les rideaux pour retrouver un soleil chaud qui perçait la brume. Je suis descendue en clamant de joie, mais c'était un peu précoce: Ah Yee nous a averti que le cyclone s'était rendu jusqu'à la troisième classe ce matin! C'était un peu mélangeant. Cependant, plus tard dans la matinée, la météo nous a informé que toutes les alertes avaient été soulevées. Bye bye cyclone! Nous pourrons donc reprendre les plans que nous avions établis pour la fin de semaine.
L'inquiétude du cyclone passée, revenons aux nouvelles habituelles. Nous avons rencontré M. Madhoo, directeur du Collège Renaissance où nous donnerons nos ateliers à deux classes. J'aimerais prendre cette occasion pour vous expliquer la mentalité du système éducatif mauricien. Tout est axé sur le point de vue académique; même au primaire, les élèves n'ont ni éducation physique, ni cours d'art ou de musique. En effet, c'est une des raisons pour lesquelles nos ateliers ont été si efficaces à l'école primaire. Cependant, il y a quelques élèves qui se retrouvent incapables d'atteindre le niveau requis - pour certaines écoles secondaires, on demande des A+ dans quatre matiéres ou plus - pour entrer au collège. De plus, les professions "essentielles" comme la médecine et l'enseignement sont très encouragées, au détriment des métiers de profil artistique comme la photographie et la musique. Les élèves plus faibles se retrouvent donc coincés et à bout d'options. Dans certains collèges, on offre alors à ces élèves un programme, dit prévocationnel, dans lequel on retrouve ceux qui ont échoué leur sixième année à une ou plusieurs reprises. Ce sont ces élèves qui ont assisté à notre ateliers hier matin.
Leur façon de réagir à ce qu'on leur expliquait était toute différente pour plusieurs raisons. Premièrement, l'excitation de groupe que nous voyions à l'école primaire n'était pas là, car on nous avait pas présenté d'avance. Deuxièmement, les élèves de Renaissance ayant tous au moins 13 ans, nous ne représentons pas des "grands" pour eux, mais des pairs. Troisièmement, les groupes de Renaissance avec lesquels nous travaillons font preuve de moins de leadership que ceux de James Toolsy. Ceci s'explique par la taille beaucoup plus petite (moins d'une quinzaine d'élèves par groupe), l'âge adolescent et, évidemment, le programme dont ils font partie.
Tout ceci ne veut pas dire que nous avons eu une réaction négative. Au contraire, je crois que nous apportons vraiment quelque chose qui peut leur être utile; ils ne voient pas encore qu'il y a plus d'un chemin dans une carrière et qu'ils ne sont pas condamnés. Le seul accrochage se trouvait dans le manque de leadership: quand nous posions des questions, il était assez difficile d'obtenir une réponse. Serait-ce par gêne, par désintérêt ou tout simplement parce qu'ils ne connaissaient pas la réponse? Nous n'aurons qu'à voir dans les prochaines semaines.
Après notre rencontre avec le directeur de Renaissance, nous avons fait un tour dans le centre-ville de Curepipe. Nous avons pu tester nos techniques de négociation et croyez-moi, c'est beaucoup plus difficile que ça ne le semble quand tu es touriste, ne parles pas la langue et, par-dessus tout, es un vrai débutant! Nous avons réussi quelques fois à descendre les prix de quelques rupees, mais il nous fallait l'aide de Nicole pour les vraies négociations. Elle m'a permis d'économiser 500 rupees (elle l'a baissé d'environ 65 dollars canadiens à 30 dollars canadiens!) sur un Sari (habillement typique indien) que j'ai acheté.
Pour les courageux qui se sont rendus jusqu'au bout de cette publication, je vous permet de me limiter la prochaine fois!
Wednesday, January 30, 2008
Tuesday, January 29, 2008
Notre premier (et, on l'espère, dernier) cyclone...
Aujourd'hui, nous avons eu notre première journée de pluie depuis notre arrivée. Quel changement! Nous apprécions bien le soleil de Maurice! Maintenant, le vent souffle de plus en plus fort. Nous avons consulté l'expert, Ah Yee, et c'est alors que nous avons appris qu'un cyclone se formait tout près de l'Île Maurice. Ah Yee nous a expliqué le tout en détail et a réussi à apaiser un peu notre peur. Il nous a dit qu'il a déjà vécu plusieurs cyclones et que, pour l'instant, il n'y avait pas de quoi s'alarmer.
Il nous a expliqué les "niveaux" des cyclones. Un cyclone de classe 1 n'est pas menaçant: cela annonce seulement qu'un cyclone qui a 25% des chances de toucher l'île. Le cyclone actuel n'a pas encore atteint ce stade. Lorsqu'un cyclone atteint la classe 2, les chances augmentent à 50%; les écoles ferment alors et on conseille aux enfants de rester à l'intérieur (nous croyions être seuls à manquer de l'école à cause des tempêtes!). La troisième classe, par contre, est plus dangereuse. Les gens restent à la maison puisque le cyclone a maintenant 75% de probabilités de toucher l'île. La quatrième et dernière classe signifie que le cyclone va toucher terre et être plus dévastatrice. Lorsqu'on annonce la classe 4... Restez chez vous!
Toutefois, même si ce cyclone atteint la classe 4, nous sommes en sécurité dans la maison de Nicole et Jean. Dans le pire des cas, nous perdrions l'électricité et devrions nous passer d'une fin de semaine à la plage! Donc, chers lecteurs, ils n'y a pas de quoi s'inquiéter. Seulement, si nous ne publions pas dans les prochains jours, vous connaîtrez la raison!
Il nous a expliqué les "niveaux" des cyclones. Un cyclone de classe 1 n'est pas menaçant: cela annonce seulement qu'un cyclone qui a 25% des chances de toucher l'île. Le cyclone actuel n'a pas encore atteint ce stade. Lorsqu'un cyclone atteint la classe 2, les chances augmentent à 50%; les écoles ferment alors et on conseille aux enfants de rester à l'intérieur (nous croyions être seuls à manquer de l'école à cause des tempêtes!). La troisième classe, par contre, est plus dangereuse. Les gens restent à la maison puisque le cyclone a maintenant 75% de probabilités de toucher l'île. La quatrième et dernière classe signifie que le cyclone va toucher terre et être plus dévastatrice. Lorsqu'on annonce la classe 4... Restez chez vous!
Toutefois, même si ce cyclone atteint la classe 4, nous sommes en sécurité dans la maison de Nicole et Jean. Dans le pire des cas, nous perdrions l'électricité et devrions nous passer d'une fin de semaine à la plage! Donc, chers lecteurs, ils n'y a pas de quoi s'inquiéter. Seulement, si nous ne publions pas dans les prochains jours, vous connaîtrez la raison!
Sunday, January 27, 2008
Un dimanche avec Ah Yee
Les chutes Rochester. Quelle expérience! C'était une douche comme jamais nous n'en avons pris.
Ce matin, j'ai assisté à ma première messe mauricienne. J'ai laissé les filles dormir et je suis parti avec Nicole et Ah Yee à l'église Saint-Jacques à Souillac pour la messe du dimanche. C'était intéressant et enrichissant; c'était très différent des messes canadiennes, de la langue parlée à la musique.
Bien sûr, une partie de la messe se faisait en créole. Le créole était à l'origine un dialecte français parlé par les esclaves. Si je suis en mesure de le comprendre, c'est parce que ma famille vient de Maurice et c'est la troisième fois que j'y viens. La musique était très particulière: une guitare jouait un genre de reggae. C'est ce qui a le plus capté mon attention. La messe était très interactive, les chansons étaient chantées avec enthousiasme et on voyait que les gens étaient habitués d'y aller plusieurs fois par semaine. J'aurais aimé connaître davantage les chansons et les prières pour pouvoir faire partie de cette énergie.
Après la messe, nous sommes allés à la foire du dimanche, un bazaar où l'on retrouve des légumes, des fruits, des sucreries indiennes, des vêtements et une foule de choses intéressantes. Nous sommes arrivés un peu tard, car même à 9h du matin il ne restait que les derniers restes! Pour la première fois, j'ai assisté au marchandage et à la négociation des prix; Ah Yee s'est essayé avec une femme indienne en lui disant qu'il voulait faire goûter ses gâteaux à trois jeunes Canadiens. Elle n'a pas cédé, mais les dix rupees (environ 40 sous canadiens) qu'il a payés pour les petits gâteaux ont valu la peine.
Ce soir, nous sommes retournés à Curepipe. J'ai hâte de retourner voir ma gang de gars à l'école primaire demain! Vendredi, nous avons tous reçu une montagne de cadeaux des enfants: des gommes, des petits chocolats, des crayons, des billes par centaines, des lettres personnelles écrites par les parents, et même de l'argent. Ils nous laissent rarement refuser, et un des garçons m'a même offert son bracelet fait de goupilles de cannettes autour d'un fil de fer. Avant de partir pour Riambel, un jeune est même venu nous rendre visite à la maison! Nous nous sommes rapidement attachés à ces enfants, ce qui fait du travail un vrai plaisir.
Saturday, January 26, 2008
Message du paradis
Hier, nous avons donné notre premier atelier aux enfants de sixième année de l'école James Toolsy. Ce fut tout un succès! Les enfants étaient énormément enthousiastes et participaient beaucoup. Ils sont de vraies éponges à information! Ils écoutaient attentivement, bien que la dernière classe de la journée ait été un peu agitée... Nous avons réussi à prendre leur énergie et la transformer positivement. À la fin de notre présentation, nous les avons sortis dehors et avons joué à toutes sortes de jeux. Tous les élèves ont apprécié, et nous avons adoré pouvoir échanger avec eux ainsi.
Après l'école, nous avons préparé trois sacs et sommes partis pour la fin de semaine à Riambel, où la nièce de Jean a une maison au bord de la mer! C'est tout à fait paradisiaque, et nous avons eu la chance de relaxer sur la plage, de bronzer, de brûler et de visiter le coin. Nous sommes aussi allés à Rochester Falls, des chutes magnifiques où nous avons pris notre courage à deux mains pour se mettre directement sous l'eau! C'était extrêmement rafraîchissant et énergisant, et ça faisait une très bonne douche!
Nous resterons encore ce soir et demain à Riambel, puis nous retournerons à Curepipe pour donner nos ateliers aux groupes de cinquième année.
Après l'école, nous avons préparé trois sacs et sommes partis pour la fin de semaine à Riambel, où la nièce de Jean a une maison au bord de la mer! C'est tout à fait paradisiaque, et nous avons eu la chance de relaxer sur la plage, de bronzer, de brûler et de visiter le coin. Nous sommes aussi allés à Rochester Falls, des chutes magnifiques où nous avons pris notre courage à deux mains pour se mettre directement sous l'eau! C'était extrêmement rafraîchissant et énergisant, et ça faisait une très bonne douche!
Nous resterons encore ce soir et demain à Riambel, puis nous retournerons à Curepipe pour donner nos ateliers aux groupes de cinquième année.
Wednesday, January 23, 2008
Le moment de vérité arrivé!
Aujourd'hui, nous avons commencé le vrai travail: nous avons visité pour la première fois l'école James Toolsy où nous donnerons nos ateliers au cours des cinq prochaines semaines. Dès notre arrivée dans le petit stationnement derrière l'édifice, nous sentions déjà les regards et les murmurs excités tout autour de nous. "Les Canadiens!" "Les professeurs de Canada!" "Eux ils viennent de Canada?"
Certains nous attendaient; d'autres, non. Nous avons traversé la cour, et les jeunes qui arrivaient au fur et à mesure nous souriaient, passaient plusieurs fois devant le bureau où nous attendions, et fuyaient en rigolant quand nous leur tendions la main. Ensuite, à l'Assemblée, Mme Nathoo nous présenta et expliqua aux jeunes notre projet et précisa que nous avions choisi, parmi toutes les écoles primaires du monde, la leur pour le faire; il fallait donc montrer qu'on le méritait en étant ponctuel et sage.
Un peu plus tard, nous avons visité chaque classe pour nous présenter, rencontrer le professeur et expliquer un peu ce que nous comptons faire avec eux. C'était impressionnant de voir combien les élèves avaient retenu de l'Assemblée; quand un des enseignants leur demanda nos quatre ateliers (culture, arts, théâtre et musique), ils ont répondu tout sagement couture, agriculture, arts, théâtre et musique... Au moins, l'écoute est là!
Le plus gratifiant vint avec la récréation. Dès les premiers décibels de la cloche, les enfants se ruèrent à l'extérieur et on les voyait courir dans tous les sens; nous sortîmes donc à notre tour dans la cour, et en quelques minutes nous avions chacun une agglomération d'enfants autour de nous. On voyait dans la cour trois groupes distincts d'enfants autour des trois piliers. Une infinité de questions nous furent posées, et nous répondîmes du meilleur de nos connaissances. Nous avons parlé de neige, de musique, de géographie et d'école; nous avons chacun répété notre nom et notre âge au moins une cinquantaine de fois. Yann a même créé avec un groupe de gars un nouveau handshake.
Impossible de ne pas se sentir aimé, dans un environnement comme celui-là. Et si on manque d'attention, nous n'avons qu'à sortir nos appareils photo, car ils adorent être photographiés!
Vendredi, nous commencerons nos ateliers et nous aurons à nouveau la chance d'établir des liens avec eux.
Certains nous attendaient; d'autres, non. Nous avons traversé la cour, et les jeunes qui arrivaient au fur et à mesure nous souriaient, passaient plusieurs fois devant le bureau où nous attendions, et fuyaient en rigolant quand nous leur tendions la main. Ensuite, à l'Assemblée, Mme Nathoo nous présenta et expliqua aux jeunes notre projet et précisa que nous avions choisi, parmi toutes les écoles primaires du monde, la leur pour le faire; il fallait donc montrer qu'on le méritait en étant ponctuel et sage.
Un peu plus tard, nous avons visité chaque classe pour nous présenter, rencontrer le professeur et expliquer un peu ce que nous comptons faire avec eux. C'était impressionnant de voir combien les élèves avaient retenu de l'Assemblée; quand un des enseignants leur demanda nos quatre ateliers (culture, arts, théâtre et musique), ils ont répondu tout sagement couture, agriculture, arts, théâtre et musique... Au moins, l'écoute est là!
Le plus gratifiant vint avec la récréation. Dès les premiers décibels de la cloche, les enfants se ruèrent à l'extérieur et on les voyait courir dans tous les sens; nous sortîmes donc à notre tour dans la cour, et en quelques minutes nous avions chacun une agglomération d'enfants autour de nous. On voyait dans la cour trois groupes distincts d'enfants autour des trois piliers. Une infinité de questions nous furent posées, et nous répondîmes du meilleur de nos connaissances. Nous avons parlé de neige, de musique, de géographie et d'école; nous avons chacun répété notre nom et notre âge au moins une cinquantaine de fois. Yann a même créé avec un groupe de gars un nouveau handshake.
Impossible de ne pas se sentir aimé, dans un environnement comme celui-là. Et si on manque d'attention, nous n'avons qu'à sortir nos appareils photo, car ils adorent être photographiés!
Vendredi, nous commencerons nos ateliers et nous aurons à nouveau la chance d'établir des liens avec eux.
Tuesday, January 22, 2008
Des nouvelles découvertes à tous les jours!
Aujourd'hui, nous avons eu la chance de visiter des nouvelles parties de Maurice. Nous avons exploré Pointe des Régates à Mahébourg, la Pointe d'Esny, le Midland's Dam et le Blue Bay, une plage complètement au Sud de Maurice.
La Pointe des Régates nous a enseigné un peu d'histoire; en effet, c'est l'endroit où les premiers colonisateurs débarquèrent et où plusieurs des batailles importantes entre les différents empires eurent lieu.
Le Midland's Dam est un vaste réservoir d'eau qui approvisionne le Sud de l'Île. Nous y avons pris de la crème glacée et avons monté le barrage pour avoir une meilleure vue du paysage.
Le Blue Bay, une baie fermée où on peut nager et faire des pique-niques, était impressionnant par ses coraux élevés, presque à fleur de l'eau, où les poissons te regardent passer avec un air ébloui!
A notre retour, nous avons rencontré Mme Nathoo, la directrice de l'école où nous donnerons bientôt nos ateliers. Nous avons discuté de nos plans et nous visiterons l'école demain matin.
En tout cas, il se fait tard ici! Nous vous reviendrons avec nos nouvelles.
- Yann
La Pointe des Régates nous a enseigné un peu d'histoire; en effet, c'est l'endroit où les premiers colonisateurs débarquèrent et où plusieurs des batailles importantes entre les différents empires eurent lieu.
Le Midland's Dam est un vaste réservoir d'eau qui approvisionne le Sud de l'Île. Nous y avons pris de la crème glacée et avons monté le barrage pour avoir une meilleure vue du paysage.
Le Blue Bay, une baie fermée où on peut nager et faire des pique-niques, était impressionnant par ses coraux élevés, presque à fleur de l'eau, où les poissons te regardent passer avec un air ébloui!
A notre retour, nous avons rencontré Mme Nathoo, la directrice de l'école où nous donnerons bientôt nos ateliers. Nous avons discuté de nos plans et nous visiterons l'école demain matin.
En tout cas, il se fait tard ici! Nous vous reviendrons avec nos nouvelles.
- Yann
Monday, January 21, 2008
Enfin, Curepipe!
Alors ça y est!
Nous sommes arrivés à Maurice ce matin à huit heures. Le climat est incroyable: palmiers, champs et soleil frappant. Nous avons eu la chance de décompresser à la plage Flic-en-Flac et c'était absolument magnifique: les vagues, le sable blanc et les poissons tout près du bord étaient vraiment le remède parfait à nos trente heures de déplacement. Le décalage horaire était brutal, et nous cognions tous des clous vers six heures malgré nos efforts.
Demain, nous nous préparerons à revenir au sérieux un peu!
Nous sommes arrivés à Maurice ce matin à huit heures. Le climat est incroyable: palmiers, champs et soleil frappant. Nous avons eu la chance de décompresser à la plage Flic-en-Flac et c'était absolument magnifique: les vagues, le sable blanc et les poissons tout près du bord étaient vraiment le remède parfait à nos trente heures de déplacement. Le décalage horaire était brutal, et nous cognions tous des clous vers six heures malgré nos efforts.
Demain, nous nous préparerons à revenir au sérieux un peu!
Sunday, January 20, 2008
En route!
Nous vous écrivons présentement de Londres!
Notre avion a décollé hier soir à 8 heures. Pour vous, il est présentement environ 6h du matin, mais nous, au contraire, devrons nous habituer au décalage horaire (et vite!), car il est présentement 11h à Londres et il nous manque encore quatre autres heures de décalage horaire pour l’Île Maurice!
Notre excitation et notre nervosité sont tangibles, et nous commençons vraiment à se rendre compte de notre chance. Il y a une infinité de personnes à qui nous devons mille remerciements, à commencer par nos parents. Du tout début – nous n’étions qu’en première secondaire, et déjà ils croyaient en nous avant même qu’on ne connaisse notre propre potentiel – jusqu’à l’inscription, hier soir (ou ce matin, ou demain après-midi... comme c’est compliqué, le décalage horaire!), à l’aéroport, ils ont fait bien plus que tout simplement être là pour répondre à nos questions. Les emplettes, l’organisation, les rencontres, les dépenses, l’appui, les courses de dernière minute – et Dieu sait qu’il y en a eu – ainsi que la bonne humeur et le souci du détail desquels ils ont usé, sont tous des efforts qui n’ont pas passé inaperçu et qui ont, à eux seuls, rendu possible ce voyage.
Ensuite, bien évidemment, nous ressentons une énorme gratitude envers tous les enseignants et la direction qui ont, de proche ou de loin, contribué par leur travail et leur passion pour la jeunesse. La direction générale (je parle bien sûr de Ugo Cavenaghi et Bernard Héroux) a supervisé et approuvé nos projets et nous a encouragés à perfectionner jusqu’aux derniers détails. Les professeurs de cinquième secondaire (Marie-Chantal Morin, Daniel Nadeau, Guylaine Beaupré, Véronique Boulet et Élise Pedneault) nous ont tolérés malgré notre... synergie... de groupe et nous ont consacré leur temps et leur patience pour nous permettre de passer en accéléré notre troisième étape. Michelle Dubé et Liette Beauséjour ont littéralement couraillé dans tous les sens depuis le début des planifications des projets, et nous les remercions profondément. Et finalement, bien sûr, Michel Twigg et Manon Thivierge, des vrais rêveurs, nous ont appris à croire en nous, jeunes de seize ans, et de pousser nos limites. Nous sommes choyés d’être appuyés par une équipe si dévouée, et nous sommes profondément reconnaissants de tous vos efforts.
Finalement, nous tenons à remercier tous ceux qui ont, tôt ou tard, cru en nous, ainsi que nos amis - Auré, Aneso, Gen, that's you - qui nous ont entendu discuter de ce voyage pendant des années et qui nous ont quand même laissés partir si longtemps, en nous souhaitant même de la chance!
Nous voici enfin! Dans quelques heures, nous serons à bord d’un bel avion de Air Mauritius, et ce projet ne sera plus un projet, mais une réalité.
On vous récrira avec les détails!
Notre avion a décollé hier soir à 8 heures. Pour vous, il est présentement environ 6h du matin, mais nous, au contraire, devrons nous habituer au décalage horaire (et vite!), car il est présentement 11h à Londres et il nous manque encore quatre autres heures de décalage horaire pour l’Île Maurice!
Notre excitation et notre nervosité sont tangibles, et nous commençons vraiment à se rendre compte de notre chance. Il y a une infinité de personnes à qui nous devons mille remerciements, à commencer par nos parents. Du tout début – nous n’étions qu’en première secondaire, et déjà ils croyaient en nous avant même qu’on ne connaisse notre propre potentiel – jusqu’à l’inscription, hier soir (ou ce matin, ou demain après-midi... comme c’est compliqué, le décalage horaire!), à l’aéroport, ils ont fait bien plus que tout simplement être là pour répondre à nos questions. Les emplettes, l’organisation, les rencontres, les dépenses, l’appui, les courses de dernière minute – et Dieu sait qu’il y en a eu – ainsi que la bonne humeur et le souci du détail desquels ils ont usé, sont tous des efforts qui n’ont pas passé inaperçu et qui ont, à eux seuls, rendu possible ce voyage.
Ensuite, bien évidemment, nous ressentons une énorme gratitude envers tous les enseignants et la direction qui ont, de proche ou de loin, contribué par leur travail et leur passion pour la jeunesse. La direction générale (je parle bien sûr de Ugo Cavenaghi et Bernard Héroux) a supervisé et approuvé nos projets et nous a encouragés à perfectionner jusqu’aux derniers détails. Les professeurs de cinquième secondaire (Marie-Chantal Morin, Daniel Nadeau, Guylaine Beaupré, Véronique Boulet et Élise Pedneault) nous ont tolérés malgré notre... synergie... de groupe et nous ont consacré leur temps et leur patience pour nous permettre de passer en accéléré notre troisième étape. Michelle Dubé et Liette Beauséjour ont littéralement couraillé dans tous les sens depuis le début des planifications des projets, et nous les remercions profondément. Et finalement, bien sûr, Michel Twigg et Manon Thivierge, des vrais rêveurs, nous ont appris à croire en nous, jeunes de seize ans, et de pousser nos limites. Nous sommes choyés d’être appuyés par une équipe si dévouée, et nous sommes profondément reconnaissants de tous vos efforts.
Finalement, nous tenons à remercier tous ceux qui ont, tôt ou tard, cru en nous, ainsi que nos amis - Auré, Aneso, Gen, that's you - qui nous ont entendu discuter de ce voyage pendant des années et qui nous ont quand même laissés partir si longtemps, en nous souhaitant même de la chance!
Nous voici enfin! Dans quelques heures, nous serons à bord d’un bel avion de Air Mauritius, et ce projet ne sera plus un projet, mais une réalité.
On vous récrira avec les détails!
Wednesday, January 9, 2008
Présentations
Bonjour à tous nos lecteurs! Bienvenue au blog qui, avec un peu de chance, nous permettra de vous détailler ce qu'on vit à l'Île Maurice pendant les cinq semaines que nous y resterons, même si nous nous retrouverons à 15 000 km de Montréal!
Je me présente: Blanche Israël. Avec mes deux collègues - et meilleurs amis - Valérie et Yann, je me prépare à entreprendre un voyage humanitaire et culturel à Curepipe, Île Maurice. Nous partirons le 19 Janvier 2008, soit dans une dizaine de jours, et nous pétillons tous de hâte! Personnellement, je ne me suis jamais aventurée si loin de la maison et de ma zone de confort, et je brûle de curiosité. Ce soir, notre toute dernière rencontre de groupe avant nos départs a eu lieu. Ça y est! Nous y sommes enfin...
DéfiMonde, le programme qui nous permet de faire tout ça, permet aussi aux quatorze autres jeunes de notre classe de se déplacer partout, d'Espagne à Québec, de République Dominicaine à Vancouver. Le travail qu'on y a mis et que nos profs y ont mis pour nous est absolument exceptionnel. Si il y a une chose que j'ai appris à travers tous nos préparatifs, c'est qu'à seize ans les gens te prennent beaucoup moins au sérieux que ce que tu veux. Ils t'écoutent la moitié du temps et te trouvent mignon le reste du temps (Ah! Quel beau travail! Quel projet ambitieux!) Sinon, ils t'envient, et ce n'est pas mieux!
J'ai extrêmement hâte de pouvoir partager des choses qui ne vous sont pas encore si familières.
-Blanche
Je me présente: Blanche Israël. Avec mes deux collègues - et meilleurs amis - Valérie et Yann, je me prépare à entreprendre un voyage humanitaire et culturel à Curepipe, Île Maurice. Nous partirons le 19 Janvier 2008, soit dans une dizaine de jours, et nous pétillons tous de hâte! Personnellement, je ne me suis jamais aventurée si loin de la maison et de ma zone de confort, et je brûle de curiosité. Ce soir, notre toute dernière rencontre de groupe avant nos départs a eu lieu. Ça y est! Nous y sommes enfin...
DéfiMonde, le programme qui nous permet de faire tout ça, permet aussi aux quatorze autres jeunes de notre classe de se déplacer partout, d'Espagne à Québec, de République Dominicaine à Vancouver. Le travail qu'on y a mis et que nos profs y ont mis pour nous est absolument exceptionnel. Si il y a une chose que j'ai appris à travers tous nos préparatifs, c'est qu'à seize ans les gens te prennent beaucoup moins au sérieux que ce que tu veux. Ils t'écoutent la moitié du temps et te trouvent mignon le reste du temps (Ah! Quel beau travail! Quel projet ambitieux!) Sinon, ils t'envient, et ce n'est pas mieux!
J'ai extrêmement hâte de pouvoir partager des choses qui ne vous sont pas encore si familières.
-Blanche
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